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À l'occasion de son 35e anniversaire, le CRDI se remémore les concepts, la vision et les démarches qui ont contribué à établir sa renommée à l'échelle internationale. La brochure intitulée Le Centre de recherches pour le développement international — Un tableau historique souligne comment, depuis sa fondation en 1970 et à travers l'évolution de sa programmation, le CRDI est parvenu à se démarquer nettement des autres institutions publiques. « Voilà une idée qui arrive à point. »En s’exprimant ainsi lors de la création du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), en 1970, Maurice Strong reprenait les sentiments énoncés par de nombreuses personnalités de marque au cours des décennies précédant la naissance de ce nouvel organisme canadien. Pendant des années, on s’est rendu compte que les avantages spectaculaires que la science et la technologie apportaient aux pays riches n’étaient pas acquis aux pays en développement. En 1935, après avoir fait remarquer le déséquilibre mondial dans le domaine du développement scientifique, l’éminent biologiste Julian Huxley a instamment réclamé que l’on aborde le problème du développement sous un angle véritablement scientifique. En 1949, dans son traditionnel discours sur l’état de l’Union, le président des États-Unis Harry Truman soutenait qu’il était temps de mettre la science au service du développement partout dans le monde. Il était persuadé que la technologie qui avait profité aux pays industrialisés pouvait procurer les mêmes avantages aux régions sous-développées. Vers le milieu des années 1960, le Comité consultatif des Nations Unies sur l’application de la science et de la technique au développement affirmait que seule une infime partie des ressources techniques et scientifiques de la planète était affectée aux problèmes des pays en développement et que, pour l’essentiel, le capital intellectuel et matériel du monde était réservé aux pays hautement industrialisés. Dans Spaceship Earth, ouvrage qu’elle publiait en 1966 et qui a eu un retentissement considérable, l’économiste britannique, journaliste et femme d’influence Barbara Ward (Lady Jackson) déclarait que l’humanité se compose d’une collectivité unique, égale et fraternelle, et que les nouvelles ressources technologiques, déployées comme il se doit, laisseraient loin derrière les pénuries du passé. À la fin des années 1960, une atmosphère de désillusion et de méfiance entourait les programmes d’aide extérieure. Les leaders mondiaux estimaient que les activités de développement étaient à un tournant et qu’il fallait leur imprimer de nouvelles orientations. La réponse du Canada à cette sollicitation a été la création de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), en 1968, suivie, en 1970, de celle du CRDI — le premier organisme au monde voué à l’appui d’activités de recherche définies par les pays en développement. Télédécharger le document en format pdf, ou défiler vers le bas pour visioner ses sections en ligne. ouvrir le fichier : History_rev_f.pdf
Un nouveau genre d’institution publique 2005-12 Un organisme digne de respect 2005-12 Souplesse et adaptabilité 2005-12 Une gestion novatrice 2005-12 Un engagement non équivoque 2005-12 Une vision commune 2005-12 Étapes importantes et lectures complémentaires 2005-12 |
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