| Type de projet | Projet de recherche |
| Sous-type de projet | Recherche appliquée |
| État du projet | Terminé |
| Entité administrative | Ottawa |
| Bureau régional | BRACO |
| Agent responsable | Bessette, Guy |
| Secteur d'APD | Politique Des Communications Et Gestion Administrative |
| Collaboration canadienne | Non |
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| Durée (mois) | 30 |
| Prorogation (mois) | 6 |
| Date d'achèvement du projet | 2002/12/27 |
| Date de fermeture juridique | 2003/05/21 |
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| Financement total | 250800 |
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Résumé
En Afrique, la dégradation des sols et le manque d'accès à l'eau potable constituent un obstacle de taille au développement local. L'accès à ces ressources est à son tour influencé par une multitude de facteurs au plan de la démographie, de l'environnement naturel, de l'organisation communautaire, des politiques publiques et du système politique dans son ensemble, des conditions du marché, de l'équité en genre, de l'éducation, de la technologie, de la démocratie, etc. La participation des populations locales à la discussion de ces questions et à la prise de décision touchant la gestion de leurs ressources constitue un élément essentiel du processus de développement.
Face à cette problématique, il y a lieu de développer des stratégies de communication qui facilitent l'échange de l'information et des connaissances entre les différents partenaires, ainsi que la participation des populations à des initiatives de développement. La communication est souvent utilisée comme diffusion unilatérale d'informations vers les paysans ou encore comme support de mobilisation sociale, d'incitation ou de persuasion. Ces pratiques à sens unique se sont révélées particulièrement inefficaces au plan de l'accompagnement de changements durables d'attitudes et de comportements liés au développement souhaité. En contraste avec de telles stratégies, il s'agit d'expérimenter des stratégies qui facilitent l'identification de problèmes et la recherche de solutions par les communautés locales, la valorisation et la circulation des savoirs locaux utiles et l'appropriation d'initiatives de développement par les populations impliquées.
Dans cette perspective, la recherche aura pour objectif de développer une stratégie de communication qui facilitera l'échange d'informations et de connaissances entre communautés rurales, organisations paysannes, organismes de développement et médias locaux, et développera un synergie entre ces acteurs, dans le but d'appuyer la participation locale aux initiatives de développement visant une meilleure gestion des ressources naturelles. Faisant appel au plan méthodologique à la recherche-action participative, elle visera les objectifs spécifiques suivants: renforcer les capacités des organismes de développement et organisations paysannes et des médias en matière de communication pour la gestion des ressources naturelles; développer des contenus basés sur les savoirs locaux et les préoccupations des partenaires; développer un mode d'évaluation continu et approprié; et documenter et diffuser les données de l'expérimentation à l'intention de la communauté des organisations non-gouvernementales (ONG), des associations paysannes, des médias, de la recherche et du grand public.
Résumé post-projet
Le projet a débuté avec une mission d'analyse des besoins dans les trois régions ciblées par le projet: Sikasso (au Mali), et Fada N'Gourma (Dori) et Ziniaré (Burkina Faso). Cette activité consistait à mieux connaître les partenaires du projet, les médias locaux, les organismes de développement. La mission fut suivie d'un atelier de programmation d'activités tenu à Sikasso (juin 2000) et trois ateliers régionaux visant à initier les partenaires (animateurs de radio, paysans des organisations communautaires de base, techniciens du développement) aux techniques d'interviews, à la prise de son et à la réalisation d'émissions sur la gestion des ressources naturelles (GRN). Quoique ces ateliers ont eu des résultats concrets, il y avait des écarts manifestes de compréhension qui ont marginalisé certains lors de la réalisation des émissions. Alors, une deuxième tournée d'ateliers a été organisée visant à doter les partenaires de compétences en matière d'animation de processus de communication en milieu rural. L'atelier Ziniaré a été suivi de deux missions d'appui sur site. A l'issue de ces ateliers sur la communication participative, on a noté que les participants ont été outillés de techniques d'animation. La présence du projet dans le village a motivé les populations à chercher des solutions à leurs problèmes. L'animation, avec une démarche plus ouverte ou les réponses aux questions n'étaient pas connues à l'avance, a créé un climat de confiance favorisant la participation de tous, y compris des groupes habituellement marginalisés comme les jeunes et les femmes. Le mode de prise de décisions s'est trouvé modifié. Les communautés ont joué un rôle important dans le recueil du feedback des émissions diffusées (ainsi que de nouveaux thèmes à traiter) à travers les clubs d'écoute et les clubs des fidèles auditeurs notamment à Sikasso et Ziniaré. Outre des émissions radiophoniques, le travail a abouti à un guide de référence pour le communicateur endogène (animateur villageois issu d'une organisation paysanne ou une organisation traditionnelle); un document qui devrait permettre à la direction technique d'un projet d'assurer que la communication participative joue un rôle dans la résolution des problèmes de GRN et d'évaluer si (et sinon, pourquoi) les partenaires arrivent à substituer la méthode participative aux pratiques directives habituelles; un grand récit de la recherche, vivant et documenté, destiné à rejoindre divers publics; un lexique de termes utilisés dans la communication participative; un bulletin, «Kuma» («la parole» en bambara), traduit dans deux langues nationales; des cassettes audio sur les émissions réalisées; des fiches techniques sur les savoirs locaux; et un film. Ce dernier a servi comme moyen de négociation pour un village dans sa recherche d'appui financier pour la construction d'un forage. Il a également passé à la Télévision nationale du Burkina. Le coordinateur du projet a fait un exposé sur les résultats lors d'une rencontre sur radio rurale et sécurité alimentaire à Rome en novembre 2001 et au Centre inter-africain d'études en radio rurale de Ouagadougou (CIERRO) en mars 2001.
Institutions bénéficiaires
| Journalistes en Afrique pour le développement |
| Sigle | JADE |
| Adresse postale | Boulevard Naaba Wobgo | Secretarie Arrondissement de Boulmiougou | Ouagadougou | Burkina Faso 01BP6624 |
| Genre d'institution | Privée à but non lucratif |
| Portée géographique | Régional |
| Organisme des Nations Unies | Non |
| Numéro de composante | 001 |
| État de la recherche | Terminé |
| Pays de l'institution | Burkina Faso |
| Nom du chercheur | Souleymane Ouattara |