| Type de projet | Projet de recherche |
| Sous-type de projet | Recherche appliquée |
| État du projet | Terminé |
| Entité administrative | Ottawa |
| Bureau régional | BRACO |
| Agent responsable | Zaya, Pierre |
| Secteur d'APD | Développement Industriel |
| Collaboration canadienne | Oui |
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| Durée (mois) | 24 |
| Prorogation (mois) | 0 |
| Date d'achèvement du projet | 2001/07/10 |
| Date de fermeture juridique | 2001/07/27 |
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| Financement total | 444683 |
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Résumé
Les noix et le beurre de karité constituent une importante source monétaire pour les femmes en milieu rural au Sahel. Traditionnellement, ce sont les femmes, aidées des enfants, qui cueillent, transforment et entreposent les noix à la saison des pluies. Les femmes extraient le beurre plus tard dans l'année, lorsqu'il y a moins de travail à faire dans les champs. Le gouvernement du Burkina Faso a choisi récemment de faire de la promotion du beurre de karité une priorité, puisque c'est l'une des quelques ressources renouvelables du pays qui offre de bonnes possibilités d'exportation à valeur ajoutée. Le gouvernement a acheté 80 presses d'oléifaction conçues lors d'un projet antérieur soutenu par le CRDI (91-1029) pour l'extraction du beurre de karité. L'ACDI a approuvé le financement d'un projet qui soutiendra la mise au point d'un système pour le beurre de karité par l'amélioration de son efficacité et l'augmentation de sa contribution à l'économie du pays. Cela se fera surtout par la formation et la diffusion de renseignements. Toutefois, il faut effectuer de la recherche sur les méthodes de purification du beurre de karité afin d'améliorer la qualité des produits. Ce projet soutiendra les chercheurs locaux et leurs homologues canadiens dans l'examen de nouvelles méthodes de transformation du beurre de karité pour en améliorer la qualité. Les processus enquêtés permettront de décolorer et d'éliminer la rancidité afin de rehausser l'acceptation sur le marché au niveau national pour consommation alimentaire (comme substitut des huiles importées), de même qu'au niveau international, pour l'industrie pharmaceutique et des cosmétiques.
Résumé post-projet
Les chercheurs de l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT), à Ouagadougou, et de POS Pilot Plant Corp., à Saskatoon, ont dressé la liste des méthodes locales de traitement des fruits, des noix et des amandes de karité, de manipulation postrécolte des noix et des amandes, de traitement thermique des noix et de préparation des noix et des amandes pour l'entreposage. Ils ont noté que le barattage de la pâte d'amandes donnait de meilleurs résultats que le traitement thermique et que le beurre extrait par pression manuelle et, dans une moindre mesure, par pression mécanique, était de moindre qualité en ce qui concerne les impuretés, la couleur et l'odeur. Ils ont également examiné les techniques industrielles de démucilagination, de neutralisation, de blanchiment et de désodorisation du beurre de karité et les ont adaptées aux conditions du Burkina Faso, par exemple, en utilisant des produits locaux moins coûteux. Ainsi, ils ont pu obtenir un produit qui convient tant au marché local qu'international.
Les chercheurs de POS ont construit une usine pilote de taille semi-industrielle pouvant produire jusqu'à une tonne de beurre de karité par année. Après avoir utilisé cette usine pour raffiner une tonne de beurre de karité, ils ont calculé la profitabilité de l'entreprise. Ils ont déterminé qu'un investissement d'environ 110 millions FCFA serait suffisant pour bâtir une usine d'une capacité de 240 tonnes par année. L'analyse a révélé qu'avec un coût de production de plus de 1,5 million FCFA la tonne, l'huile de karité ne pouvait livrer concurrence aux huiles de coton, d'arachide, de colza ou de palme sur le marché local. Par contre, ce même coût serait très profitable sur le marché international, où le prix du beurre de karité s'élève à 12 000 USD (plus de 8 millions FCFA) la tonne.
Plusieurs chercheurs ont effectué des travaux sur le terrain dans le cadre de diplômes universitaires basés sur le projet et une cinquantaine de groupes de femmes ont reçu une formation sur la manipulation et le traitement postrécoltes des noix de karité. De plus, en collaboration avec des groupes de femmes, l'équipe a exploré l'idée d'emballer le produit raffiné dans des contenants conçus à cet effet et produits localement. Du reste, le produit a été présenté à l'occasion de deux forums. Le premier forum était organisé par l'équipe du projet grâce au soutien du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et a eu lieu en septembre 1999, tandis que le second, intitulé Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), s'est tenu en avril 2000, en novembre 1999 (pendant la journée " portes ouvertes " Afrique-Canada organisée par le CRDI à Dakar) et en novembre 2000 (pendant une réunion nationale sur le traitement du karité à Paradou). Un document de promotion des produits de karité a été inséré dans le rapport.
Institutions bénéficiaires
| Institut de recherche en sciences appliquées et technologiques |
| Sigle | CRDH, IRSAT |
| Adresse civique | 03 B.P 7047 | Ouagadougou | Burkina Faso |
| Genre d'institution | Privée à but non lucratif |
| Portée géographique | National |
| Organisme des Nations Unies | Non |
| Numéro de composante | 001 |
| État de la recherche | Terminé |
| Pays de l'institution | Burkina Faso |
| Nom du chercheur | Rigobert Yaméogo |
| Adresse civique | 118 Veterinary Road | Saskatoon, Saskatchewan | Canada, S7N 2R4 |
| Genre d'institution | Privée à but lucratif |
| Portée géographique | National |
| Organisme des Nations Unies | Non |
| Numéro de composante | 002 |
| État de la recherche | Terminé |
| Pays de l'institution | Canada |
| Nom du chercheur | Rick Green |