| Type de projet | Projet de recherche |
| Sous-type de projet | Recherche appliquée |
| État du projet | Terminé |
| Entité administrative | Ottawa |
| Bureau régional | BRACO |
| Agent responsable | Gines, Maria-Jesus |
| Secteur d'APD | Développement Agricole |
| Collaboration canadienne | Non |
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| Durée (mois) | 12 |
| Prorogation (mois) | 0 |
| Date d'achèvement du projet | 1996/07/25 |
| Date de fermeture juridique | 1997/01/24 |
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| Financement total | 30100 |
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Résumé
La sécurité alimentaire et l'élévation du niveau de vie des populations rurales font partie des objectifs prioritaires de la politique de développement du gouvernement du Burkina Faso. L'essentiel de l'alimentation des populations dans les régions au sud du Sahara et particulièrement au Burkina Faso est constituée surtout de céréales (sorgho, mil et riz) dont les méthodes de transformation et de cuisson sont à la base de la destruction des éléments nutritifs. Par conséquent les sauces à base des plantes locales à légumes, à épices et à feuilles riches en protéines et en vitamines occupent une place importante au même titre que les céréales dans les rations alimentaires des populations et des revenus des femmes.
L'exploitation actuelle de ces plantes est affectée par les problèmes de dégradation de l'environnement dont la désertification qui entraine, entre autre, une érosion génétique; des changements d'habitudes alimentaires dus à l'introduciton de denrées importées bon marché; de perte du savoir local sur l'utilisation et la conservation de ces espèces. Ce project permettra à l'Institut d'études et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA) de mener une recherche sur le terrain afin de contribuer à revaloriser ces plantes, à accroître la sécurité alimentaire, à sauvegarder la patrimoine génétique et à créer les conditions propices pour une meilleure participation des femmes aux actions de gestion des ressources naturelles. Cette activité devrait aussi aboutir à la formulation d'une stratégie à long terme de recherche, d'exploitation et de gestion durable des plantes à condiments.
Résumé post-projet
Une équipe pluridisciplinaire a méné une enquête auprès de deux populations utilisant la méthode de diagnostic participatif. La première population se situait dans le quartier Dapoya dans la ville de Ouagadougou, un vieux quartier qui regroupait un assez grand nombre d'autochtones et d'étrangers pour constituer un échantillon représentatif en matière d'exploitation et utilisation des plantes locales à légumes, à épices et à feuilles. La deuxième population se situait à Woussé, village traditionnel vivant surtout d'agriculture, d'élevage et de cueillette. L'enquête se faisait au niveau des producteurs, des vendeuses, des restaurateurs et des ménages.
Les chercheurs ont rencontré des problèmes différentes dans les deux populations. En ville (Dapoya), on mettait l'accent sur la spéculation (produire pour l'argent), le besoin de semences améliorées pour rentabiliser les productions et les problèmes de conservation, de transport et de transformation des produits. La valeur nutritive ne préoccupait que les consommateurs. En campagne, on lutte pour la survie ainsi que pour l'amélioration des revenus des ménages. Il apparait un problème d'érosion génétique des plantes locales que ne constituent seulement une base alimentaire, mais interviennent aussi dans les usages traditionnels, ainsi que la santé. La disparition de ces plantes, accélérée par la désertification et le manque d'eau, conduisent à l'exode rurale.
Les chercheurs ont noté que dans les deux cas, il ne suffirait pas de préserver les plantes existantes, sinon de favoriser leur expansion en encourageant la domestication de certains espèces et la conservation in situ. En ce qui concerne les points de recherche, il faut trouver des variétés performantes et adaptées, s'il en reste une variabilité génétique à exploiter, et resoudre des problèmes liés à la conservation, transformation et commercialisation des produits.
Institutions bénéficiaires
| Burkina Faso. Ministère des enseignements secondaire et supérieur et de la recherche scientifique |
| Sigle | MESSRS |
| Adresse postale | 03 B.P. 0694 | Ouagadougou | Burkina Faso |
| Genre d'institution | Gouvernementale |
| Portée géographique | National |
| Organisme des Nations Unies | Non |
| Numéro de composante | 001 |
| État de la recherche | Terminé |
| Pays de l'institution | Burkina Faso |
| Nom du chercheur | Didier Balma |