| Type de projet | Projet de recherche |
| Sous-type de projet | Capacités |
| État du projet | Terminé |
| Entité administrative | Ottawa |
| Bureau régional | BRAFO |
| Agent responsable | Mhatre, Sharmila |
| Secteur d'APD | Lutte Contre Les Mst Et Vih/Sida |
| Collaboration canadienne | Non |
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| Durée (mois) | 12 |
| Prorogation (mois) | 6 |
| Date d'achèvement du projet | 2006/09/06 |
| Date de fermeture juridique | 2006/10/16 |
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| Financement total | 152865 |
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Résumé
Les taux d'infection par le VIH au Botswana (37 %), au Lesotho (26 à 31 %) et au Swaziland (39 %) sont parmi les plus élevés au monde. Le Botswana est un chef de file reconnu de l'utilisation (déploiement à grande échelle) de la thérapie antirétrovirale (TAR). Depuis janvier 2002, le Botswana fournit une TAR à plus de 17 000 personnes à 18 centres du pays tandis que 6 000 autres en reçoivent dans le contexte d'efforts privés, sur un total de quelque 27 700 personnes admissibles au traitement et un total estimatif de 50 000 qui ont le sida au stade clinique IV. Le Lesotho et le Swaziland proposent de commencer à offrir la thérapie en 2005-2006. Cette subvention appuiera les efforts d'intervenants clés pour améliorer le processus actuel de déploiement de la thérapie au Botswana, ce qui éclairera le déploiement à venir dans les deux autres pays. On mettra particulièrement l'accent sur la reddition de comptes (en cherchant à éviter les «fuites» du système), l'accès et l'éducation communautaire.
Résumé post-projet
Des chercheurs ont formé deux équipes de quatre personnes pour animer huit groupes de réflexion au Lesotho et au Swaziland (2005). Chacun de ces groupes était constitué respectivement de femmes, d'hommes, de jeunes hommes (de 18 à 20 ans) ou de jeunes femmes (de 18 à 20 ans). La séquence se répétait deux fois. La moitié des groupes (quatre) se sont réunis en région urbaine, l'autre moitié, en région rurale. Le travail a été entrepris au Botswana en 2006, de façon à laisser le temps au gouvernement de mettre en oeuvre sa campagne et à sa politique visant à offrir des tests VIH systématiques et la thérapie antirétrovirale (TAR) ainsi que des consultations et des tests volontaires dans les cliniques publiques. Un total de 32 interviewers ont été formés dans le but d'effectuer une enquête auprès des ménages sur un échantillon de 1 500 personnes dans 13 emplacements choisis au hasard dans tout le pays. Dans chacun des trois emplacements, l'enquête de base était suivie de trois groupes de réflexion composés d'hommes, de femmes et de jeunes (hommes et femmes ensemble) - pour un total de 39 groupes. Quinze personnes ont été formées pour animer les groupes de réflexion et enregistrer leurs discussions. Les renseignements de base recueillis dans le cadre de l'enquête auprès des ménages ont été utilisés pour structurer les discussions des groupes de réflexion ainsi que des entrevues avec des informateurs clés, en l'occurrence les chefs de village et environ 24 guérisseurs.
L'enquête auprès des ménages au Botswana a révélé une connaissance presque générale des antirétroviraux (94 %), une grande confiance en leur capacité de traiter le sida (94 %) et une perception positive des tests de VIH systématiques dans les cliniques publiques (93 %). Rien ne montrait que le fait que les tests de VIH soient offerts dans les cliniques publiques décourage leur usage. Des répondants, 59 % ont déclaré prévoir passer un test, 29 % affirment en avoir déjà passé un, et seulement 12 % n'ont aucune intention de s'y soumettre. Toutefois, plusieurs se sont dits préoccupés par la perspective que les personnes suivant une TAR se rétablissent assez pour redevenir sexuellement actives et continuer de répandre le virus. Presque tous les répondants ont affirmé qu'eux et leur entourage s'occuperaient d'une personne atteinte du sida. Très peu pensent que les personnes atteintes doivent vivre en isolement. Néanmoins, les discussions des groupes de réflexion au Botswana, comme celles au Lesotho et au Swaziland, ont montré que le VIH/sida demeure un motif de profonde stigmatisation.
Concernant le choix du traitement, 90 % des personnes ont affirmé qu'elles se rendraient dans une clinique publique si elles pensaient être atteintes du sida. Seulement 7 % se rendraient chez un guérisseur pour le traitement du sida, et seulement 16 % avouent avoir déjà consulté un guérisseur pour une raison quelconque. Ces réponses ont été accueillies avec un certain scepticisme par les participants des groupes de réflexion. Toutefois, ces groupes ont eux aussi confirmé la perception négative des techniques des guérisseurs pour le traitement du VIH/sida, estimant que ceux-ci avaient peu de pouvoir dans une telle situation.
Les résultats du projet ont été présentés lors du Congrès international sur le sida de 2006 dans le cadre d'un bref article du British Medical Journal intitulé " Western and Africa Traditional Medicine - Working Together on AIDS " (" Médecine occidentale et médecine africaine traditionnelle - ensemble dans la lutte contre le sida ") (Anderson, N., 2005, BMJ, vol. 331, p. 785) et dans les articles de journaux suivants (en préparation) : " Continuing Stigma around HIV and AIDS in Southern Africa : Findings from focus group discussions in Botswana, Lesotho and Swaziland " (" Le VIH/sida toujours stigmatisé en Afrique australe : résultats issus de discussions de groupes de réflexion au Botswana, au Lesotho et au Swaziland), " Community Views about Routine HIV Testing and ARVs in Botswana : Signs of progress from a cross sectional study " (" Perception de la collectivité des tests de VIH de routine et du TAR au Botswana : signes de progrès tirés d'une étude transversale ") et " Can Western and Traditional Medicine Work Together to Tackle HIV and AIDS? A community survey and interviews with traditional healers in Botswana " (" La médecine occidentale et les médecines traditionnelles peuvent-elles travailler ensemble dans la lutte contre le VIH/sida? Enquête au sein de la collectivité et entrevues avec des guérisseurs au Botswana "). Le travail s'est poursuivi dans le cadre d'une deuxième phase.
Institutions bénéficiaires
| Sigle | CIETAfrica |
| Adresse postale | 71 Oxford Road, Saxonwold | Johannesburg 2196 | South Africa |
| Site internet | http://www.ciet.org |
| Genre d'institution | Privée à but non lucratif |
| Portée géographique | National |
| Organisme des Nations Unies | Non |
| Numéro de composante | 001 |
| État de la recherche | Terminé |
| Pays de l'institution | Afrique du Sud |
| Nom du chercheur | Neil Andersson |