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Première séance plénière - Le changement climatique : risques et solutions Deuxième séance plénière - La menace mondiale des maladies émergentes : Comprendre la résurgence Le changement climatique : risques et solutionsDr Jonathan Patz, Global Environmental Health, Université du Wisconsin (Madison), États-Unis Dre Leonora Rojas Bracho, Institut National d’écologie (NIE), Mexique Dre Mercedes Pascual, Department of Ecology and Evolutionary Biology, Université du Michigan (Ann Arbor), États-Unis Dre Marilyn Aparicio Effen, Programme national sur le changement climatique, Ministère de planification, Bolivie Dr Carlos Corvalan, Conseiller principal, Organisation Panamericaine de la santé (OPS) Le Dr Jonathan Patz, président de l’International Association for Ecology and Health (EcoHealth), a présidé une séance plénière dans le cadre du Forum international écosanté (FIE 2008) sur les solutions novatrices aux répercussions du changement climatique sur les écosystèmes et les humains. La Dre Leonora Rojas du Mexican National Institute of Ecology, la Dre Mercedes Pascual de Massachusetts Institute of Technology et la Dre Marilyn Aparicio du programme national Bolivien pour le changement climatique faisaient partie des conférenciers à la plénière. Nombreux sont ceux qui reconnaissent la science et les répercussions du changement climatique mondial. Toutefois, « nombre de gens assimilent les changements de l’environnement planétaire au changement climatique et ce sont deux choses différentes », a déclaré le Dr Patz. Le changement climatique et d’autres événements environnementaux ont des effets les uns sur les autres, mais le changement climatique lui-même ne constitue qu’un morceau du casse-tête. Comme les participants au FIE 2008 sont issus de divers pays et disciplines, « nous obtenons une évaluation plus complète et plus globale du problème, et nous élaborons des solutions plus durables, a ajouté le Dr Patz. En rassemblant ces gens de divers horizons, on réalise qu’on ne peut examiner le changement climatique en le séparant des enjeux comme la fragmentation d’habitat, l’étalement urbain et les ressources d’eau; ils sont intimement liés ». Les trois conférencières ont abordé les « répercussions propres à un milieu et quelques solutions novatrices », a déclaré le Dr Patz. Il est essentiel de présenter à la fois les risques et les solutions qui les accompagnent pour susciter des mesures concrètes lorsqu’on se penche sur le changement climatique. À son avis, « rien ne se produira à moins que nous ne montrions clairement qu’il existe des solutions ». Le débat entourant le changement climatique se déplace vers une recherche de solutions et « la reconnaissance que nous devons changer de type d’énergie », a-t-il dit. En conséquence, les évaluations scientifiques examinent maintenant les avantages collatéraux tels l’amélioration de la qualité de l’air et la diminution du recours aux combustibles fossiles. Une initiative internationale, lancée par la London School of Hygiene and Tropical Medicine, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et d’autres institutions dont l’EcoHealth Association, « examine les avantages connexes découlant de la diminution de la demande en production d’énergie, du transport et du secteur alimentaire ». L’efficacité énergétique dans ces trois domaines « ne diminuera pas seulement les émissions de gaz à effet de serre mais aura également des avantages immédiats sur la santé », a déclaré le Dr Patz. Pour en savoir davantage sur les discussions concernant le changement climatique au FIE 2008, veuillez visiter le site du séance plénière sur le Changement climatique. La menace mondiale des maladies émergentes : Comprendre la résurgenceDr Peter Daszak, Wildlife Trust, New York, États-Unis Les participants à la séance plénière sur la menace mondiale des maladies émergentes ont pris connaissance d’une vaste gamme de perspectives concernant la résurgence des maladies infectieuses partout sur la planète. Le Dr Peter Daszak, président de la séance et président du Wildlife Trust, a dit : « Il faut accorder beaucoup plus d'attention aux facteurs écologiques, sociaux et économiques sous-jacents des maladies émergentes, et à l'incidence des changements environnementaux et démographiques sur ces facteurs. » Le Dr James Mills du centre de Prévention et de control de maladies(Centers for Disease Control and Prevention ) des États-Unis a illustré l’incidence des changements environnementaux. Il a expliqué comment le changement climatique peut influencer les maladies émergentes en augmentant les populations de rongeurs. La Dre Carlota Monroy de l’Université de San Carlos Universidad de San Carlos) au Guatemala a décrit les facteurs sociaux et culturels influents de la maladie de Chagas chez les populations rurales pauvres. Elle a également dit que la déforestation est un des grands facteurs de l’augmentation de la transmission de la maladie de Chagas. Elle détruit l’habitat des espèces sauvages vecteurs qui émigrent dans l'environnement domiciliaire et péridomiciliaire à la recherche de sources de nourriture et d'habitats nouveaux. Les résultats du projet écosanté Kibale présentés par le Dr Tony Goldberg de l’école de médecine vétérinaire de l’Université du Wisconsin indiquent qu’une grande perturbation anthropique de l’habitat primitif accroît le lien génétique entre les humains, les primates et le bétail. Cela peut augmenter la transmission des maladies. Le Dr Innocent Rwego, vétérinaire à l’Université de Makerere en Ouganda, a présenté une autre perspective. Dans ses études sur les maladies infectieuses chez les gorilles de montagne, il a constaté que les chercheurs dans le domaine de la faune et les touristes jouent un rôle important dans la transmission des maladies. Les participants ont posé beaucoup de questions qui ont alimenté les discussions. Le processus des maladies émergentes est complexe, a dit le Dr Daszak. Pour le comprendre, il faut étudier le comportement humain, les micros et les macros changements sociaux et environnementaux, l’écologie de la faune et l’agent pathogène. Le Dr Daszak a souligné qu’il s’agissait d’un « vrai programme d’écosanté ». Citant le virus H1N1 à titre d’exemple, le Dr Daszak a dit que si beaucoup de ressources sont consacrées aux maladies infectieuses émergentes, la quantité d’argent dépensée ne produit pas beaucoup de renseignements. « Ceux qui financent la recherche n’aiment pas la complexité dont les conférenciers à la séance plénière ont fait état, a‑t‑il dit. Le financement est énorme mais il est destiné principalement aux laboratoires de virologie plutôt qu'aux recherches des facteurs écologiques, socioéconomiques et culturels et autres facteurs sous-jacents. » Mais l’élan de l’approche écosanté devrait, selon le Dr Daszak, orienter du financement vers la recherche sur les maladies émergentes dans une perspective écosanté. Pour en savoir davantage sur les discussions concernant les maladies émergentes au FIE 2008, veuillez visiter le site du séance plénière sur les Maladies émergentes. Un monde limité : Jongler avec le développement, la santé et la durabilité de l’écosystèmeDr Donna Mergler, Université du Québec à Montréal, (UQAM), Canada La troisième séance plénière du Forum international écosanté (FIE 2008) a examiné à la fois des évaluations mondiales et des exemples locaux de durabilité dans le contexte du développement, a dit la présidente de la séance, la Dre Donna Mergler. Le concept de la durabilité a été débattu et discuté longuement à la suite du rapport de 1987 de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'ONU (la Commission Brundtland), mais l’application pratique de la durabilité demeure difficile à atteindre. La troisième séance plénière était axée sur les piliers du développement durable–comme un environnement résilient, la justice sociale et l’économie—et leur application dans des stratégies de développement qui s'opposent. Actuellement, a dit la Dre Mergler, « trop de stratégies économiques, géopolitiques ou de développement négligent encore la nécessité de préserver les services écosystémiques dont les objectifs de développement à long terme dépendent. » Même si le gagne-pain et la vie des gens sont en jeu, les décideurs se sentent souvent pressés d’appliquer des stratégies inappropriées qui mettent en danger à la fois l’environnement et les communautés locales. Mais il est possible de mettre les projets de développement en oeuvre d’une façon qui valorise à la fois les humains et les écosystèmes, comme les conférenciers l'ont démontré dans leurs exposés. Suzana Padua de l’Instituto de Pesquisas Ecológicas du Brésil a décrit son travail en matière d’éducation environnementale et de recherche sur la conservation, notant l’importance de la participation communautaire. Elle a fait état d'un certain nombre de projets fructueux qui ont équilibré le gagne‑pain des gens avec des efforts de conservation de la faune. Le Dr Jaime Breilh du Centro de Estudios y Asesoría en Salud a introduit une perspective globale et philosophique dans la discussion. Il a introduit le concept de la capacité durable, dans lequel les chercheurs incorporent la connaissance des dimensions sociales, culturelles et biophysiques de la santé humaine en tenant compte aussi de la santé de l'écosystème. Il faut intégrer à la fois les perspectives universitaires et autochtones en repensant le développement de l’Équateur, a fait valoir le Dr Breilh. « Nous devons récupérer le sentiment, le contenu et la dimension de vie qui nous ont été dérobés par l’avidité des grandes sociétés, a-t-il dit. Dans ce sens, « small is beautiful ». Le Dr Daniel Robledo du Centro de Investigación y de Estudios Avanzados del IPN a illustré l’équilibre entre la préservation de moyens de substance et la protection de l’environnement. Il a cité l’exemple de la culture des algues rouges, une stratégie d’amélioration de la vie des collectivités riveraines, qui présente de nombreux avantages sociaux et économiques, mais qui peut être associée à certaines incidences environnementales qui, en grande partie, n'ont pas encore été étudiées. Dans son rôle de participant à la discussion de la séance plénière, le Dr Iman Nuwayhid de l’Université Americaine de Beirut a discuté de l’impact de la guerre sur l’environnement, la santé et le développement. Il a fait état des conséquences à long terme de la guerre, constatées au Liban, en Irak, en Afghanistan et à Gaza, y compris la dégradation de l’environnement, la contamination, la détérioration de la santé humaine et la restriction des possibilités de développement. La Dre Mergler a ajouté que les exposés ont engendré de nombreuses discussions sur le rôle de l'écosanté et l'importance des moyens de survivre des populations locales. Il y a eu plus de questions et de commentaires que le temps le permettait. Les discussions ont ouvert de nouvelles perspectives sur le développement durable et l'équilibre délicat entre l'économie, l'environnement, la santé et la justice sociale. Les participants « sont repartis avec une multitude d'idées à mettre en oeuvre dans leur propre travail », a ajouté la Dre Mergler. L’avenir du développement durable, incarné dans les exemples présentés, dépend de l’entière compréhension du lien entre la santé et l’environnement au niveau de la politique et de la prise de décision. Pour en savoir davantage sur les discussions concernant le développement, la santé et la durabilité de l’écosystème au FIE 2008, veuillez visiter le site du séance plénière. |
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