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ID : 141233
Ajouté le : 2009-06-10 12:13
Mis à jour le : 2009-07-08 9:38
Refreshed: 2012-02-12 00:48

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LES FAITS, UNE ARME CONTRE LA PAUVRETÉ - Préface
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Domingo F. Panganiban
Secrétaire et coordonnateur principal - National Anti-Poverty Commission - Philippines

L’adoption du code de l’administration locale, en 1991, a mis l’accent sur le rôle des entités gouvernementales locales dans les Philippines, en particulier en leur confiant d’énormes responsabilités et en mettant à leur disposition d’importantes ressources pour exercer efficacement les fonctions qui étaient désormais les leurs. Dans un rapport, l’Union of Local Authorities of the Philippines faisait état de la part croissante du revenu intérieur attribuée aux entités gouvernementales locales. Pour la période allant de 1991 à 2001, les affectations moyennes se sont élevées à 79,96 milliards PHP (Au 31 mars 2009, 48,25 pesos philippins (PHP) équivalaient à 1 USD), soit 13,83 % du budget national.

Compte tenu des ressources considérables que gèrent ces entités, il importe de mettre à leur disposition les outils et systèmes voulus pour utiliser judicieusement les fonds publics. Une façon d’atteindre cet objectif est de veiller à ce que les autorités locales aient accès aux données socioéconomiques les plus complètes, comme celles qui résultent du système de suivi communautaire de la pauvreté (Community-Based Monitoring System ou CBMS), sur lesquelles elles peuvent se fonder pour élaborer leurs plans de développement.

L’utilité de ces données est particulièrement évidente aux Philippines, où le CBMS a vu le jour, puisqu’elles servent d’assises à la planification et à l’établissement de budgets fondés sur des données probantes dans 13 498 barangays de 531 municipalités et 42 villes de 52 provinces. Depuis les premiers essais pilotes effectués dans les années 1990, le CBMS a été instauré dans 14 autres pays d’Asie et d’Afrique. L’enthousiasme avec lequel les entités gouvernementales locales ont adopté le CBMS témoigne éloquemment du fait que le système répondait effectivement à un besoin criant d’information locale fiable et crédible en vue de l’élaboration de politiques, de la conception de programmes et du suivi des impacts.

  • Le gouvernement des Philippines appuie sans réserve cette initiative. Ainsi, son plan de développement à moyen terme 2004-2010 prévoit l’adoption du CBMS par toutes les entités gouvernementales locales d’ici à 2010. De même, de grands organismes gouvernementaux nationaux ont préparé plusieurs circulaires administratives et des lignes directrices faisant valoir non seulement l’utilité du CBMS comme outil de suivi de la pauvreté à l’échelle locale, mais aussi son importance dans la localisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). En voici quelques exemples.

  • Le comité de développement social de la National Economic and Development Authority (NEDA) a transmis, en 2006, la résolution no 3 enjoignant à l’ensemble des organismes gouvernementaux nationaux et des entités gouvernementales locales d’adopter systématiquement le CBMS comme outil de suivi de la pauvreté à l’échelle locale.

  • En mars 2003, la National Anti-Poverty Commission a adopté la résolution no 7 ordonnant aux entités gouvernementales locales d’adopter les 13 indicateurs de base de la pauvreté comme information minimale provenant de la collectivité pour le diagnostic de la pauvreté et la planification à l’échelle locale.

  • Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a rendu publiques, en avril 2003, la circulaire administrative 2003-92 énonçant les lignes directrices à suivre pour l’adoption des 13 indicateurs de base de la pauvreté locale aux fins de la planification et, en novembre 2004, la circulaire administrative 2004-152 incitant les entités gouvernementales locales à intensifier leurs efforts en vue d’atteindre les OMD. Cette dernière circulaire prescrivait également aux entités gouvernementales locales d’avoir recours à des systèmes de suivi comme le MBN-CBIS (système d’information communautaire sur les besoins fondamentaux), le CBMS et l’IRAP pour suivre la nature et l’étendue de la pauvreté.

  • En 2005, le National Statistical Coordination Board (NSCB) a voté la résolution no 6, laquelle reconnaît l’importance du système de suivi communautaire de la pauvreté et prône l’appui au CBMS en tant qu’outil de renforcement du système statistique local. Elle enjoint également au personnel technique de la NSCB de veiller à la mise sur pied et à la coordination d’un programme visant à promouvoir l’adoption du CBMS par les entités gouvernementales locales, par le truchement du comité régional de coordination de la statistique, l’organe technique du conseil du NSCB dans les régions.

  • La League of Municipalities of the Philippines a quant à elle publié les circulaires administratives 027-2006 et 027-2006B enjoignant aux entités gouvernementales locales membres de l’organisme d’adopter le CBMS (ou d’en appuyer l’adoption) comme outil de diagnostic de la pauvreté à l’échelle locale et d’institutionnaliser le système en vue de l’intégrer à la gouvernance locale. Parallèlement, l’organisme a préparé trois circulaires sur l’intégration des cibles des ODM et l’utilisation des données du CBMS dans les plans de développement local des municipalités et des barangays afin de mieux cerner le suivi de la pauvreté.

Nous sommes d’avis que le CBMS constitue un énorme progrès dans la lutte que mène le pays pour permettre à un plus grand nombre de familles philippines d’avoir leur juste part des ressources nationales. À ce titre, le CBMS est digne de l’appui et de l’engagement de tous ceux et celles qui croient que les Philippins ont devant eux un avenir meilleur et plus prospère.







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