ID : 121039
Ajouté le : 2008-02-26 0:33
Mis à jour le : 2010-05-31 6:07
Refreshed: 2012-02-11 02:59
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| Lancement d'un livre publié par le CRDI et Routledge par le vice-président de la Commission de planification de l'Inde, Montek Singh Ahluwalia |

Nouvelle(s) 11 de 11
Le 19 février 2008, M. Montek Singh Ahluwalia, vice-président de la Commission de planification du gouvernement de l'Inde, a lancé l'ouvrage Globalization, Labour Markets and Inequality in India de Dipak Mazumdar et Sandip Sarkar. Publié par Routledge en association avec le CRDI, ce livre fait état des résultats de travaux financés par le Centre. Lors du lancement, qui a eu lieu à l'India International Centre à New Delhi, d'éminents experts, dont le professeur Ajit Singh de l'Université de Cambridge, le professeur émérite Ashok Mathur de l'Université Jawaharlal Nehru, M. Rizwanul Islam de l'Organisation internationale du travail et M. Stephen McGurk du CRDI, ont, tout comme M. Ahluwalia, salué la rigueur des travaux exécutés et la pertinence, sur le plan des politiques, des résultats de recherche. Dans ses observations, M. Ahluwalia a félicité les auteurs de leur excellente compréhension du sujet et de leur explication détailllée de questions difficiles. La pauvreté recule en Inde, mais plus lentement qu'on ne s'y attendait compte tenu de la croissance économique spectaculaire du pays. Les inégalités constituent un problème qui s'aggrave et qu'il importe de mieux comprendre, mais qui comporte également une dimension relevant de la perception, alimentée par les images que les médias transmettent de conditions de vie meilleures auxquelles tous aspirent. En fait, les inégalités en Inde sont moindres qu'en Chine ! Exception faite du secteur extrêmement improductif de l'agriculture, la croissance de l'emploi s'avère beaucoup trop lente. Le nombre d'employés dans le secteur structuré est demeuré stationnaire tandis que l'emploi dans le secteur non structuré a énormément diminué, et que de plus en plus d'emplois du secteur structuré ressemblent à ceux du secteur non structuré. C'est là une source d'inquiétude car la croissance économique considérable et le grand nombre de diplômés engendrent des attentes très élevées. Des réformes du travail s'imposent (en Chine, 70 % des salaires sont reliés à la productivité, alors qu'en Inde, de 70 à 80 % des salaires ne le sont pas), mais il est tout aussi important de s'attaquer à l'infrastructure, afin que les marchandises puissent se rendre aux manufactures à des fins de transformation puis être acheminées au consommateur, et de mettre l'accent sur les compétences dont le secteur manufacturier et celui des services ont besoin. S'il y a consensus au sujet des besoins en matière d'infrastructure et de compétences, il faut mieux cerner les modifications nécessaires sur le plan de la productivité. La Chine s'est concentrée sur le perfectionnement des compétences en les relevant d'un cran ou deux, ce qui a permis des virages sectoriels massifs et des gains de productivité chez bon nombre de personnes. L'Inde, elle, a plutôt mis l'accent sur l'enseignement supérieur, créant une grave pénurie de main-d'oeuvre dans plusieurs secteurs cruciaux, comme celui de la construction; résultat, les entrepreneurs du pays sont tellement désespérés qu'ils courtisent les travailleurs indiens qui ont émigré dans les pays du Golfe afin d'en persuader certains de rentrer en Inde ! Photos du lancement Plus de précisions sur cet ouvrage
Prabha Sethuraman, BRASU
2008-02-26

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