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Le 24 avril - Lancement de la Bibliothèque numérique du CRDI La Bibliothèque numérique du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) fournit à la communauté internationale des chercheurs l’accès à une collection à jour et complète de documents et de résultats de recherche produits dans le cadre des projets financés par le CRDI ou encore générés par des boursiers du CRDI ou par des employés du CRDI, qui touchent un large éventail de sujets liés au développement international. Q : Qu’est-ce que le « libre accès » ? [#1] R : Depuis l’apparition du concept, la définition du libre accès a fait l’objet de débats parmi des universitaires, des organismes de financement, des éditeurs et des bibliothécaires.[1] Cependant, la définition élaborée par l’Open Society Institute appuie l’Initiative de Budapest pour l’accès ouvert (BOAI) et est accueillie favorablement par presque tous les partisans du libre accès.[2]
Q : Quelles sont les conséquences du libre accès pour le CRDI ? [#2] R : Le libre accès est un concept avec lequel le CRDI est familier. En effet, tout au long de son histoire, la diffusion vaste et libre des résultats de recherches subventionnées a été un principe conforme aux valeurs essentielles s’inscrivant dans la stratégie globale du CRDI. D’ailleurs, dans les protocoles d’accord fixant les conditions des subventions (PACS) que signent les bénéficiaires de financement, il est spécifié que le CRDI conserve le droit de diffuser les extrants des projets qu’il finance. Toutefois, ce n’est que depuis janvier 2004 que le Centre est en mesure de diffuser le texte intégral des extrants en format numérique. Jusqu’à présent, la diffusion des résultats des recherches financées par le CRDI s’est effectuée dans les pages Web des initiatives de programmes dans celles de la bibliothèque, via BIBLIO, la banque de données bibliographiques du Centre. D’ailleurs, depuis 1970, les résultats des travaux menés par des chercheurs du Sud rattachés au CRDI et par le personnel du Centre sont déposés dans BIBLIO. Récemment, de nouveaux protocoles et technologies Internet ont été conçus pour appuyer le libre accès, et le CRDI en tire avantage afin d’améliorer ses efforts de diffusion. Une nouvelle base de données (ou dépôt institutionnel) est en voie de création par une équipe de projet de la DSGIR afin de rendre les extrants accessibles selon une plate-forme conforme à l’OAI-PMH (Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting). L’Initiative pour les archives ouvertes a effectivement créé un code partagé pour les métadonnées (« date », « auteur », « titre », « revue », etc.). Ainsi, tous les documents en texte intégral qui comportent ces métadonnées deviennent « interexploitables ». Ces métadonnées peuvent en effet être facilement retracées et les documents fouillés et récupérés au moyen non seulement du moteur de recherche de la base de données, mais également de Google et d’autres moteurs de recherche spécialisés. Q : Qu’est-ce qu’un dépôt institutionnel ou référentiel? [#3] R : En règle générale, un dépôt institutionnel ou référentiel est une banque de données conforme à l’OAI – PMH qui contient de la documentation en texte intégral à la fois d’intérêt et utile aux chercheurs. Cette documentation peut comprendre des rapports, des livres, des thèses, des articles de revues (éditions pré et post-publication), des documents de travail, des comptes rendus de conférences et des images. En 2000, on a commencé à mettre en place des dépôts institutionnels dans des établissements universitaires et des organismes de recherche. Ces dépôts sont généralement organisés en fonction d’un sujet donné ou de l’établissement. On compte à l’heure actuelle plus de 30 dépôts institutionnels au Canada, et environ 635 à l’échelle mondiale. Veuillez visiter le site de la Southampton University pour en consulter une liste exhaustive. Q : Les initiatives de programmes affichent leurs extrants de recherche dans leurs pages Web. Pourquoi ces extrants devraient-ils également se trouver dans un dépôt institutionnel? [#4] R : Il est beaucoup plus facile pour les internautes de retracer des résultats de recherche se trouvant dans un dépôt institutionnel grâce à des moteurs de recherche généralistes comme Google, des moteurs spécialisés comme Google Scholar et des moissonneurs de données comme Oaister. De plus, l’interexploitabilité du dépôt institutionnel et de ses métadonnées facilite une recherche plus approfondie et raffinée. Le personnel de la DSGIR chargé du dépôt institutionnel du CRDI est responsable de créer des métadonnées pour les extrants qui comprendront non seulement les champs du titre, de l’auteur et de la date, mais également des champs contenant les mots clés, les numéros de projets, et lorsque disponibles, les résumés. Le dépôt institutionnel contiendra une collection historique complète des extrants de recherche du CRDI (en formats papier et numérique) et fournira un cadre permettant de préserver ces documents numériques au fil du temps. Cela fera en sorte que tous les documents sauvegardés en format Word ou PDF et tous les autres documents numériques créés en 2006 seront toujours consultables en 2020, par exemple. Q : Est-il facile de verser les résultats de recherche au dépôt institutionnel? [#5] R : Le système de gestion des documents du CRDI, Livelink, est le point d’entrée du dépôt institutionnel. Le personnel du CRDI verse toute la documentation de projet dans Livelink. Le processus de consignation permet aux déposants de signaler les documents qui doivent être versés au dépôt institutionnel. Le personnel de la DSGIR est averti de tous les documents devant être versés au dépôt institutionnel. Les documents y sont donc copiés et leurs métadonnées créées. Q : Peut-on également verser au dépôt institutionnel les extrants de recherche en format papier? [#6] R : Oui, mais il est préférable de communiquer avec le bénéficiaire du financement pour lui demander une version numérique du document. Le dépôt institutionnel contiendra une collection historique des extrants de recherche du CRDI qui datent d’avant l’arrivée de Word et d’autres formats numériques. Toutefois, puisque la plupart des extrants sont maintenant créés en format numérique, et parce qu’il est préférable de diffuser un document en texte intégral, les documents numériques sont privilégiés. Si un extrant n’est accessible qu’en format papier, il est possible de le faire convertir en format numérique. Communiquez avec Diane Ceponkus de la DSGIR pour obtenir de plus amples renseignements sur ce service. Q : Un article rédigé par un bénéficiaire de financement ou un membre du personnel du CRDI peut-il être versé au dépôt institutionnel ainsi que publié dans une revue? [#7] R : De plus en plus, les éditeurs d’ouvrages savants permettent que les auteurs versent leurs articles publiés dans un dépôt institutionnel. Toutefois, leurs politiques varient considérablement. Certains permettent le versement pré ou post-publication. D’autres ont fixé une période d’embargo entre la date de publication et celle du versement au dépôt institutionnel. Enfin, quelques éditeurs permettent que soit portée au dépôt institutionnel la version définitive de l’article publié en format PDF, tandis que d’autres autorisent uniquement le dépôt d’une copie de l’article dans sa version prérévisée. Le Sherpa Project de l’Université de Nottingham surveille les politiques des plus importants éditeurs de revues et précise les conditions et les particularités liées au versement par un auteur de son article à un dépôt institutionnel. Q : Un article peut-il être versé à un dépôt institutionnel sans être publié dans une revue? [#8] R : Oui, mais l’article ne sera pas l’objet d’un examen par les pairs comme le serait un article publié dans une revue. Une idée préliminaire veut que les administrateurs de programmes du CRDI puissent faciliter le processus d’examen par les pairs pour certains extrants de leurs partenaires, afin d’aider ceux-ci à préparer leurs articles conformément aux normes de publication reconnues. Or, même sans examen par des pairs, les articles préliminaires sont un moyen utile de diffuser des résultats de recherche, d’alimenter rapidement les débats entre savants et de revendiquer des droits antérieurs en matière de propriété intellectuelle.[4] Q : Certaines revues se disent à libre accès. Que sont-elles et quels sont les avantages d’y publier un article? [#9] R : Les revues à libre accès diffèrent des revues à abonnement en ce qu’elles sont offertes gratuitement aux lecteurs. Les faits démontrent de plus en plus que les articles publiés dans des revues à libre accès sont davantage consultés et cités que ceux publiés dans des revues traditionnelles équivalentes. Cliquer ici pour consulter une récente étude sur les taux de citation de documents à libre accès. On fait souvent référence aux revues à libre accès comme étant la voie dorée vers le libre accès. La voie verte, pour sa part, consiste à verser un article à un dépôt institutionnel tout en le faisant publier dans une revue conventionnelle ou une revue à libre accès. Cliquer ici pour consulter une liste à jour des revues à libre accès. Q : Comment le dépôt institutionnel peut-il protéger les auteurs contre le plagiat? [#10] R : Il est plus facile de déceler les formes simples de plagiat dans des textes électroniques que dans des textes imprimés, en ayant recours aux moteurs de recherche ou à d’autres services permettant de repérer les extraits identiques. Pour les formes plus subtiles d’usage impropre, les difficultés de détection ne sont pas plus importantes qu’avec les articles publiés dans des revues traditionnelles. En fait, le recours aux métadonnées et à de nouvelles façons de suivre la provenance de données et de textes électroniques assure une plus grande facilité à cet égard.[5] Q : Le libre accès et les dépôts institutionnels annoncent-ils la fin des revues savantes comme nous les connaissons présentement? [#11] R : Non. Les revues savantes font appel à un processus d’examen par les pairs ou par un comité de lecture - ce qui forme la base du système de communication de données probantes - de même qu’à d’autres services comme l’éditorial, la mise en page et le marketing. Les revues sont des entités en soi. Chacune a son propre caractère, représente une collectivité et créé son propre sceau de qualité, démontrant l’avant-gardisme d’un domaine. Il est donc peu probable que les revues savantes disparaissent. Toutefois, des changements s’opèrent dans la façon dont elles sont publiées et utilisées. Les éditeurs expérimentent de nouveaux modèles économiques de publication de revues, comme, par exemple, le modèle de l’auteur payant ou des modèles hybrides où les auteurs peuvent choisir de payer ou non pour accorder le libre accès à leurs articles. Il se peut que certaines revues connaissent des échecs, mais d’autres s’adapteront. Pour plusieurs, c’est d’ailleurs déjà fait, celles-ci autorisant que des articles soient consultés dans un dépôt institutionnel au même moment où ils sont publiés. Enfin, des preuves recueillies auprès de bibliothèques et d’éditeurs démontrent que les abonnements aux revues et leur viabilité n’ont pas été compromis. [6] Pour obtenir de plus amples renseignementsVoir le Open Access Overview et The Budapest Open Access Initiative: Frequently Asked Questiuons de Peter Suber, professeur de philosophie, Earlham College [1] Meyers, Barbara. (2004, juin). Open Access: A Matter For Definition. Society for Scholarly Publishing, Issue Status Report. Version originale anglaise consultée le 24/02/06 à la page Web http://snhs-plin.barry.edu/Research/online_access_SSP_Status_Report.pdf [2] Suber, Peter. (2006). Open access overview: Focusing on open access to peer-reviewed research articles and their preprints. Version originale anglaise consultée le 24/02/06 à la page Web http://www.earlham.edu/~peters/fos/overview.htm [3] Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert : Foire aux questions (2006, février). Version française consultée le 24/02/06 à la page Web http://www.soros.org/openaccess/fr/faq.shtml [4] Adapté de « Questions and answers about opening up access to research results ». (2005, mai). The Joint Information Systems Committee (JISC). Version anglaise originale consultée le 24/02/06 à la page Web http://www.jisc.ac.uk/publications/publications/pub_qanda.aspx |
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