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IDRC Communications

ID: 88010
Added: 2005-09-20 12:47
Modified: 2005-09-20 12:48
Refreshed: 2012-02-10 17:26

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Avant-propos
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L'idée de ce livre est née d'une discussion que nous avons eue à Toronto en octobre 1995 avec Gerald Helleiner, professeur à la University of Toronto. Caroline Pestieau, vice-présidente des programmes au CRDI, a généreusement proposé de soutenir nos recherches, sous une forme qui nous serait mutuellement avantageuse. Cette modeste subvention nous a permis de commander un certain nombre d'études pour le présent ouvrage.

Bien que la mondialisation suscite une attention considérable, peu de travaux s'intéressent aux coûts sociaux qu'elle entraîne (pauvreté, inégalités, chômage, exclusion) et aux relations qui existent entre ce phénomène et l'autoroute de l'information ou la marginalisation des habitants des pays en développement les plus pauvres. Nous avons finalement opté pour ce sujet en raison de l'intérêt particulier qu'il présente pour le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et les pays en développement. La mondialisation et la technologie de l'information peuvent avoir des retombées négatives sur les pays en développement pauvres, dont les capacités nationales sont insuffisantes. Par ailleurs, en raison de la baisse rapide de ses coûts d'utilisation, la haute technologie devient progressivement plus accessible, même aux pays en développement les plus pauvres. Cependant, le coût n'est pas le seul obstacle qui entrave l'accès de ces pays à la technologie de l'information et leur intégration à l'économie mondiale. Comme le montre le présent ouvrage, les obstacles institutionnels et la déficience des infrastuctures jouent, à cet égard, un rôle non moins important.

Nous appréhendons le phénomène de la mondialisation dans une perspective économique, c'est-à-dire sous l'angle de la libéralisation du commerce, notamment de l'élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires, et de la libre circulation des capitaux, de la technologie, des services financiers, des biens et des services entre les pays. Bien que la dimension non économique de la mondialisation revête une importance certaine, nous avons choisi de l'éluder pour nous concentrer sur certains aspects de la mondialisation et les approfondir.

Dans le présent ouvrage, nous étudions l'incidence de la mondialisation sur la croissance, la productivité, la pauvreté, la répartition des revenus et le chômage. Exception faite d'une analyse globale au chapitre 1, nous analysons les dimensions régionales de cette incidence, et plus spécifiquement les différences entre les régions et les sous-régions au regard de l'intégration à l'économie mondiale. Certains chapitres sont consacrés à une grande région du monde en particulier, nommément l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud, l'Asie de l'Est et l'Asie du Sud-Est ainsi que l'Amérique latine.

Je suis redevable à un certain nombre de personnes, notamment : Gerald Helleiner (University of Toronto), qui m'a suggéré le sujet ; Albert Berry (University of Toronto), Ha-Joon Chang (University of Cambridge) et Aziz Khan (University of California à Riverside), pour leurs remarques judicieuses sur le plan de recherche ; Caroline Pestieau, Réal Lavergne et Rohinton Medhora (CRDI) et le professeur Sir Hans Singer (University of Sussex), pour leurs précieux commentaires sur certains chapitres. J'aimerais souligner la contribution d'Albert Berry, qui nous a généreusement fait part de ses constructives observations et suggestions sur l'ébauche de cet ouvrage, à l'exception des chapitres 3 et 7. Je désire également remercier mon épouse, Praveen Bhalla, qui a révisé les différents chapitres avec compétence. Enfin, je tiens à exprimer ma gratitude à Eshete Hailu (CRDI) et à Degol Hailu (School of Oriental and African Studies, University of London) pour avoir contribué à la recherche et à la compilation des données.

A.S. Bhalla
juin 1998







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