International Development Research Centre (IDRC) Canada     
Web Archives > Publications > IDRC Books > All our books > CITÉS HORTICOLES EN SURSIS ? >
 Topic Explorer  
IDRC Books
     New
     in_focus
     Development & evaluation
     Economics
     Environment & biodiversity
     Food/agriculture
     Health
     IT/communication
     Natural resources
     Science/technology
     Social/political sciences
    All our books

IDRC's 40th anniversary

Subscribe

Free Online Books

Free Online Books
 People
Bill Carman

ID: 27918
Added: 2003-04-15 12:58
Modified: 2004-10-30 23:55
Refreshed: 2012-02-10 19:06

Click here to get the URL for the RSS format file RSS format file

Chapitre 2. Typologie des systèmes de production agricoles urbains
Prev Document(s) 4 of 13 Next
Abdou Salam Fall, Safiétou T. Fall, Ibrahima Cissé, Aminata N. Badiane, Maty B. Diao et Cheikh Alassane Fall

Les sites de production

Les Niayes sont avant tout une zone écologique spécifique constituée d’un ensemble de dunes et de dépressions d’âge, de texture et de couleurs différentes. C’est pourquoi, la typologie emprunte à l’écosystème ses différenciations qui se reflètent dans les divers sites de production observables en discontinus dans cette région naturelle. On peut distinguer globalement quatre sites de production : les dior, les Niayes, les ndiouki et les vallées ou lacs asséchés.

Le dior

Système de dunes ogoliennes, dior est la terminologie locale des sols ferrugineux tropicaux non lessivés qui constituent près de 70 % de toute la région des Niayes. Peu humifères, parfois même très pauvres en matières organiques, ces sols furent longtemps exploités par le système d’agriculture pluviale qui a régressé à cause de la dégradation des conditions pluviométriques. De nos jours, compte tenu de la possibilité d’accès à la nappe ( d’une profondeur variant entre 10 et 30 m ) et de la possibilité pour certains agriculteurs de se raccorder au réseau de la Sénégalaise des eaux ( SDE ), l’agriculture pluviale a cédé partiellement la place aux cultures irriguées.

Compte tenu de l’ouverture de ce système dunaire, les exploitations maraîchères ont des tailles variées, souvent déterminées par la possibilité d’accès à la ressource en eau. Ainsi, les surfaces cultivables peuvent aller de quelques centaines de mètres carrés à des dizaines d’hectares ; toutefois, les petites exploitations sont largement dominantes dans ce système. Les grandes étendues de terres qu’on trouve dans cette partie des Niayes expliquent la présence de moyennes ( 1 à 20 ha ) et de grandes exploitations ( plus de 20 ha ), notamment dans la région de Dakar ( communauté rurale de Sangalkam ), dans la région de Thiès ( Mboro ) et dans la région de Saint-Louis ( Gandiolais, Dakar-Bango ).

Dans le dior, les cultures dominantes sont le haricot vert, l’oignon, le chou et la tomate. Ensuite vient la deuxième catégorie de cultures constituée de l’aubergine, le jaxatu, le piment, la pastèque, etc. Les grandes exploitations possèdent un personnel spécialisé ( spécialistes en entretien des systèmes d’irrigation ou du matériel d’exhaure – motopompe, forage – agronomes, techniciens, etc. ). Les ouvriers agricoles, en particulier les femmes, y travaillent pour la récolte. Le système repose essentiellement sur la disponibilité d’eau de la nappe – dont les fluctuations constituent l’un des facteurs les plus contraignants à la production horticole – et sur une forte utilisation d’engrais minéraux et organiques.

Ce système reste très présent dans la région de Dakar, notamment au niveau de la grande Niaye de Pikine, entre les dunes séparant deux dépressions, où la culture dominante est la salade, et dans la communauté rurale de Sangalkam et dans les Niayes septentrionales ( Lompoul, Potou et Gandiolais ), où l’oignon reste la principale culture.

Le haricot vert et la tomate sont destinés à l’exportation tandis que les surplus approvisionnent les marchés nationaux avec Dakar comme principale destination. Les autres cultures sont acheminées vers ces derniers marchés. Une partie non négligeable de la production d’oignon et de chou traverse les frontières, notamment vers la Mauritanie. L’essentiel de l’élevage intensif, surtout en ce qui concerne la production laitière, est implanté dans le dior. L’arboriculture fruitière y est aussi dominante. Le facteur limitatif demeure la profondeur de la nappe phréatique, qui peut atteindre 20 à 30 m. Une autre contrainte réside dans la pauvreté des sols qui nécessitent un apport considérable de fertilisants.

Les Niayes

Les Niayes sont constituées de dépressions interdunaires caractérisées par des sols très humifères d’une faible profondeur, voire même un affleurement de la nappe phréatique et une végétation de type guinéen.

Larges et étalées en longueur au niveau de la presqu’île du Cap-Vert, les Niayes se rétrécissent dans la région de Thiès, formant de nombreuses mares taries en période sèche, qui s’anastomosent en hivernage. Elles s’égrènent comme des perles au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord. Ces dépressions représentent les zones de prédilection des cultures maraîchères. Le site des Niayes est plus concentré dans la région de Dakar ( presqu’île du Cap-Vert ) et dans celle de Thiès ( Mboro ) où il forme des espaces caractérisés par une présence quasi permanente de l’eau, à la différence du site des diors.

Les parcelles cultivées sont de dimensions assez réduites, variant de 1 000 m2 à 1 ha. On note une forte densification des parcelles et une diversité de cultures. Les cultures dominantes demeurent le chou, l’oignon, la tomate, l’aubergine, le jaxatu, le radis, la laitue, la fraise, la menthe, le poivron, le persil, le poireau, le concombre, etc.

Les Niayes accueillent une partie importante de l’aviculture. Elles viennent comme seconde zone arboricole grâce à la production de papayes, bananes, noix de coco, vin de palme, etc. La plus grande partie de la production maraîchère et avicole est dirigée vers Dakar, Thiès, Touba, Kaolack, etc.

En plus des producteurs locaux dont les familles ont acquis un droit d’usage sur les terres, interviennent massivement des migrants nationaux et étrangers en particulier des Guinéens. On y retrouve donc le métayage, le confiage et la location de terre. En plus de l’exiguïté, la salinité des terres par endroits reste un handicap certain pour le système de production.

On observe deux types de cultures, conditionnés par la présence de la nappe phréatique affleurante : les cultures de décrue, remarquables au niveau des Niayes de Dakar et de Mboro, et les cultures irriguées situées dans les parties les plus exondées des dépressions.

Dans les Niayes de Dakar, notamment la grande Niaye de Pikine et les Niayes de Mboro, les principales cultures de décrue sont la tomate, la patate, l’oignon, particulièrement à Mboro. L’arboriculture reste importante, notamment pour la production de noix de coco, papayes, bananes, corossols, etc. Les cultures nécessitant une irrigation sont largement dominées par la production de choux sur toute l’étendue des Niayes, de Dakar à Saint-Louis. Le système de production dans les dépressions est continu durant toute l’année et le calendrier de production est plus déterminé par les occasions du marché que par les conditions météorologiques ; ceci est favorisé par l’utilisation de semences améliorées.

Les ndiouki

Ce sont des cuvettes maraîchères situées dans le système des dunes vives et des dunes semi-fixes ( dunes blanches et dunes jaunes ). Elles sont présentes surtout entre Kayar et le Gandiolais. Dans ces cuvettes, les lentilles d’eau douce à faible profondeur ont conditionné le développement du maraîchage et la spécialisation dans la production de la carotte et du navet. En outre, elles profitent d’une bonne protection contre les vents nord-nord-ouest grâce aux périmètres de reboisement de Casuarina equisetifolia tout au long du littoral nord.

Le système de production des ndiouki est beaucoup plus présent dans les Niayes centrales ( région de Thiès ) et septentrionales ( région de Louga et Saint-Louis ) et les exploitations restent de dimension réduite, ne dépassant pas un ha. Compte tenu de la pauvreté des sols, le système de production des ndiouki nécessite de grands apports en fertilisants minéraux et organiques. Les exploitations sont plutôt de petite taille en raison de la contrainte majeure qui demeure la remontée du biseau salé ( remontée des eaux marines ).

La production agricole est dirigée vers les principales villes ( Dakar, Thiès, Saint-Louis, Touba ) avec un transit aux marchés-relais de cet axe : Njoxob ( Keur Abdou Ndoye ), Mboro1, Diogo et Potou. La Mauritanie reçoit une part non négligeable de cette production, notamment celle de choux et de manioc. Les acteurs sont locaux, parmi lesquelles des pêcheurs, des Peuls et d’autres ethnies telles que les Wolofs, pratiquent le maraîchage.

Aux contraintes précitées s’ajoute l’enclavement de ces zones difficiles d’accès ( routes impraticables, pistes sablonneuses, déplacements de la production faits à marée basse le long de la plage ). L’élevage est quasi inexistant, mis à part quelques petits ruminants ( ovins, caprins ) dont disposent les familles.

Les vallées et lacs asséchés

Ce sont d’anciens réseaux hydrographiques asséchés par la dégradation climatique. Ils sont plus concentrés dans la région de Thiès ( Mbawaan : axe Somone - lac Tamna ) et au niveau de la région de Dakar ( Youi, Mbeubeus, Malika, etc. ). Autrefois parsemée de lacs pérennes parallèles à la côte, la région des Niayes a vu nombre de ses lacs s’assécher à cause de la dégradation des conditions climatiques et pluviométriques. De nos jours, les minces écoulements de surface observables dans cette zone ne sont que temporaires et tributaires d’une bonne année pluviométrique.

Ces lacs asséchés sont cependant exploités par les maraîchers, selon un système d’exploitation spécifique. La production dominante est le chou et la tomate. On y trouve aussi l’aubergine, le jaxatu, le piment, le concombre, la courgette, etc. La production est destinée aux marchés des villes : Dakar, Thiès. Les acteurs sont pour la plupart des migrants provenant du bassin arachidier, mais aussi de la Guinée. Le facteur limitatif est le sel qui envahit les terres et la nappe phréatique. L’élevage est quasi absent. La floriculture, quant à elle, se développe dans différents sites, en marge des systèmes de production dominants et précisément dans les interstices urbains. Ce sont surtout les migrants de l’intérieur du pays qui en font majoritairement leur métier. La production est destinée à la classe bourgeoise et à la strate supérieure de la classe moyenne des villes.

Dans ces sites, la production nécessite peu ou pas d’arrosage : l’alimentation en eau se fait à partir de la remontée par capillarité des eaux de la nappe. La disposition des parcelles de cultures suit le tracé des berges et s’étire en direction du centre de la vallée ou du lac. La taille des exploitations dépasse rarement un hectare.

Sur la langue de Barbarie, une technique assez originale permet aux maraîchers, contraints par le manque de terres, de remblayer les berges du fleuve ou d’excaver les bordures dunaires afin d’étendre les surfaces cultivables. Les cultures sont essentiellement des cultures de décrue, principalement le chou et la patate douce.

Les exploitations

Les exploitations horticoles sont de deux types : les exploitations maraîchères et les exploitations arboricoles.

Les exploitations maraîchères

On distingue trois types d’exploitations maraîchères selon la taille et le mode de mise en valeur :

  • Les petites exploitations : Leur taille est inférieure à un hectare et relève plus de l’exploitation individuelle que de l’exploitation familiale. Ce caractère individuel reste très lié au mode d’appropriation et de mise en valeur de la terre : il s’agit souvent de parcelles morcelées par leurs propriétaires – Lébous de la région de Dakar en général – qui les louent à des migrants nationaux ou de la sous-région, particulièrement de la Guinée Conakry, ou qui pratiquent le confiage ( localement désigné sous le vocable de « mbay sëedo2 » ) ou encore le métayage. Ce type d’exploitation est dominant sur toute la bande des Niayes plus particulièrement dans les zones dépressionnaires et les vallées asséchées. Les cultures sont variées et essentiellement destinées à l’approvisionnement des marchés locaux. Contrairement aux autres régions, la production au niveau de Dakar est plus diversifiée et s’étale sur toute l’année.

  • Les exploitations moyennes : Leur taille varie entre 1 et 20 hectares; elles se situent sur les sols dior et sur les vertisols dans la zone de Sébikotane et de Pout. Ces exploitations sont privées, les propriétaires les ayant acquises par héritage, par achat, par don ou par location. De par leur mode de mise en valeur, ces exploitations sont de type moderne et semi-moderne : elles font intervenir l’outil mécanique pour le travail de la terre, l’exhaure et l’irrigation et emploient des ouvriers agricoles ou de la main-d’œuvre salariée. Les cultures sont moins diversifiées qu’au niveau des petites exploitations, car la production est essentiellement destinée au marché en gros et à l’exportation. Les principales cultures sont l’oignon, la tomate, le haricot vert, le chou, l’aubergine, le jaxatu, le piment, le poivron. Ces petites et moyennes exploitations assurent à elles seules 80 % de la production maraîchère du pays ( Konté et al., 1995 ).

  • Les exploitations modernes : Elles sont caractérisées par leur envergure, qui dépasse 50 hectares, et par les moyens techniques et humains mis en œuvre. Elles sont privées ou à caractère associatif ( GIE ) et sont concentrées dans les régions de Dakar ( Sébikotane ), Thiès ( Pout, Mboro ) et Saint-Louis. Leur production est constituée en majeure partie de cultures d’exportation ( haricot vert, tomate ) ; les surplus sont destinés à l’approvisionnement des marchés locaux.

Les exploitations arboricoles

De par leur taille, on distingue deux types d’exploitations :

  • Les petites exploitations, dont la superficie varie entre 0,5 et 2,5 hectares. À Saint-Louis, plus précisément dans la zone de Bango spécialisée dans la production fruitière, les espèces dominantes sont le cocotier, le sapotier, le manguier, le papayer, le corossolier, etc. Ailleurs dominent les agrumes et les mangues.

  • Les grands exploitants se trouvent surtout dans les régions de Dakar et de Thiès. Ils cultivent des surfaces supérieures à cinq hectares. Leur production est principalement constituée de mangues et d’agrumes.

L’essentiel de la production arboricole sert à l’approvisionnement des marchés locaux. Les petites exploitations sont gérées et exploitées par leurs propriétaires. Par contre, les grandes et moyennes exploitations sont gérées par des sourgas, c’est-à-dire des ouvriers agricoles salariés. Les propriétaires résident en ville et opèrent parfois dans d’autres secteurs d’activité. On remarque souvent une association de l’arboriculture et du maraîchage dans ces exploitations.

Les cultures

Les cultures sont très diversifiées, en suivant cependant une logique de spécialisation en fonction de la typologie des sols, de la région et de la taille des exploitations.

Dans les zones dépressionnaires, notamment les Niayes et les vallées asséchées – caractérisées par leur exiguïté, des sols très riches et peu assujettis aux contraintes hydriques, particulièrement dans la région de Dakar et de Thiès –, les cultures dominantes sont le chou, l’oignon, le piment, l’aubergine, le jaxatu, la salade, la menthe, etc. Cette dernière joue un rôle important, car elle constitue un apport financier substantiel permettant le financement d’intrants divers et la satisfaction des besoins quotidiens des petits exploitants.

Au niveau des sols diors et des vertisols, sur lesquels se trouvent en général les moyennes et les grandes exploitations, les cultures dominantes sont le haricot vert, l’oignon, la tomate, le gombo ( plus cultivé durant la saison des pluies ), le poivron, etc. À ce niveau également, on trouve l’arboriculture, particulièrement dans le triangle Sangalcam–Mboro–Pout avec une production essentiellement constituée d’agrumes, de mangues, de noix de coco et de bananes.

Les ndiouki restent le domaine exclusif de la production de carottes et de navets. Cette zone s’étend sur tous les terroirs implantés sur le système des dunes côtières de Kayar au Gandiolais où la culture de l’oignon est dominante.

Les techniques d’exploitation

Les techniques d’exploitation se distinguent par les itinéraires techniques et par les méthodes d’exhaure et d’irrigation.

Les itinéraires techniques

La maîtrise des itinéraires techniques dans la production horticole reste à parfaire même s’il existe des différences d’une zone à l’autre ou d’un type d’exploitation à l’autre. Très souvent, les connaissances se limitent à l’augmentation des rendements par l’accroissement des surfaces. La lutte phytosanitaire et les modes d’utilisation des produits agropharmaceutiques sont des plus précaires, surtout au niveau des petites exploitations. Le problème est d’autant plus alarmant que les connaissances sur les rémanences des produits utilisés sont quasi nulles et les délais d’attente pour la dégradation de ces produits utilisés au hasard sont largement déterminés par les occasions offertes par le marché.

Les techniques de fertilisation sont parfois mal maîtrisées, surtout en ce qui concerne l’utilisation des engrais minéraux et du compostage, particulièrement chez les petits producteurs.

Exhaure et méthodes d’irrigation

Trois types d’exploitation de l’eau existent dans les Niayes :

  • L’exploitation par les céanes3 est largement dominante, surtout dans la frange littorale où la nappe phréatique est affleurante ou à une profondeur dépassant rarement trois mètres. Ce type d’exploitation de l’eau permet une irrigation manuelle à l’aide d’arrosoirs et de seaux. Cependant, dans les Niayes de Mboro, contrairement aux autres régions, on observe une tendance à la mécanisation de ce système. En effet, les céanes ont des proportions plus larges et sont plus profondes. Ceci permet d’augmenter les surfaces cultivées en utilisant des motopompes et des lances d’arrosage. Compte tenu de son originalité, nous avons désigné ce système sous le terme de céanes améliorées.

  • L’exploitation par les puits traditionnels est également fréquente dans les zones où la nappe est assez profonde. Il s’agit généralement d’une irrigation par arrosoirs ou par seaux. Ces deux types d’exploitation de l’eau, excepté le système des céanes améliorées, ne favorisent pas l’exploitation de grandes surfaces ; le temps consacré à l’arrosage et au stockage de l’eau dans les bassins est important.

  • Les modes d’exploitation par forage individuel ou par adduction à partir du réseau de la SDE sont plus présents dans la région de Dakar et Thiès, notamment sur les axes Sangalcam, Mboro, Sébikhotane et Pout. La dimension des exploitations est supérieure à 80 hectares dans les exploitations qui disposent de forages individuels. Toutefois, ces deux systèmes d’exploitation ont entraîné de nouvelles techniques d’irrigation, notamment l’irrigation par aspersion et par goutte-à-goutte.

1 Mboro est un important marché-relais d’où partent les produits maraîchers vers, par ordre d’importance numérique, Dakar, Mauritanie, Touba, Ngaye-Mekhé, Touba Toul, Thiès, Kaolack. Il concentre 70 % de la production légumière de toute la région de Thiès qui, à son tour, réalise 40 % de la production nationale. Retournent

2 C’est un contrat de partage des bénéfices tirés de la vente de la production entre le propriétaire et les travailleurs saisonniers à la suite de la déduction des charges ( intrants, etc. ), la nourriture et l’hébergement des travailleurs sur le lieu du champ étant à la charge de l’employeur. Dans les Niayes de Pikine, les bénéfices sont divisés en deux parts égales, tandis que dans d’autres zones comme Jogo vers Mboro par exemple, où un léger machinisme agricole est pratiqué, le partage est fait en trois parts égales pour tenir compte des frais d’amortissement du matériel agricole du propriétaire. Retournent

3 Une céane est un puits traditionnel, souvent de faible profondeur, dans lequel le puisage peut se faire manuellement. Retournent







Prev Document(s) 4 of 13 Next



   guest (Read)(Ottawa)   Login Home|Careers|Copyright and Terms of Use|General Infomation|Contact Us|Low bandwidth